Directeur Sportif de l’Entente pour la troisième saison, Pierre Mosca, de par son passé et son vécu du haut niveau, connaît parfaitement ses classiques. Il sait garder la mesure nécessaire face aux événements et ne se laisse pas griser par les résultats-fussent ils probants et flatteurs- de la CFA 2.
La trêve est le moment idéal pour faire le point, un état des lieux sur l’équipe numéro1, mais aussi la DHR et les équipes de jeunes. Plus globalement sur le Club.
Pierrot, intarissable lorsqu’il s’agit de football, a accepté de livrer en toute liberté son opinion sur ces quelques mois écoulés, mais aussi sur les perspectives futures.
Un long entretien accordé à notre site avant les fêtes de Noël, et qui sera édité en deux parties.
+++ Sois franc, est ce que tu imaginais, l’Entente leader du groupe E de CFA 2 après 12 journées de championnat ?+++
-« Pas du tout. J’imaginais les réserves pros devant nous et je ne nous pensais pas capable de rivaliser avec elles sur la durée. Les battre à tour de rôle nous a grandement aidé et à crée une dynamique positive dans la lignée de la saison dernière. »
+++ Est-ce qu’un bon départ comme le notre est un gage de succès en fin de saison et la réussite de l’objectif : la montée en CFA ? +++
-« On ne peut imaginer ce qui va se passer dans la deuxième partie de championnat, mais il est évident qu’un bon départ est un facteur très important sur le plan psychologique. C’est même fondamental pour la gestion du groupe : ambiance, état d’esprit, cohésion. Ce sont les ingrédients qui façonnent un effectif et contribuent aux bons résultats. »
+++ Quelles sont les satisfactions ?+++
« La première satisfaction est collective. C’est le comportement d’ensemble des joueurs, vertu essentielle de la cohésion. Pris individuellement, nos joueurs n’ont pas les qualités intrinsèques de certains compétiteurs dans d’autres équipes, notamment chez les réserves de Monaco, Nice ou Marseille, ou encore quelques ex pros qui jouent ça et là. En revanche, la cohésion, l’abnégation souvent, engendrent ce ciment dans le groupe.Aujourd’ui, je ne suis pas inquiet, il n’y a aucun tiraillement, aucune saute d’humeur, et les deux défaites consécutives n’ont pas altéré l’état d’esprit de l’équipe. C’est remarquable, cette conscience conjuguée avec l’enthousiasme. Le coach, Ramzi Youssefi et son adjoint, Samuel Cruz participent grandement à cet équilibre et veillent comme moi à cette notion. Je vous rappelle au passage que depuis cinq mois, nous n’avons eu aucun suspendu. C’est dire si le message est passé par rapport aux « cartons bêtes » sur contestations que nous enregistrions la saison dernière.
Sur le plan individuel, même si je n’aime pas spécialement l’évoquer, je considère plutôt que la voie tracée par la politique technique de recrutement au niveau régional porte ses fruits. Romain Grousset à Monoblet il y a deux ans, Rémy Bonne à Vergèze cette saison, et bientôt certainement Sébastien Méjan qui frappe à la porte de la CFA 2, sont des exemples du bon travail accompli par le staff. »
+++Il doit bien y avoir quelques déceptions ?+++
« Je n’évoquerais pas à proprement parler de déception, mais plutôt de difficultés. C’est un mot qui convient mieux. Khalid Boutaib, avec sa notoriété naissante, bâtie la saison dernière grâce à ses performances en CFA 2, s’est attiré une attention toute particulière des équipes adverses. Il a souvent deux voire trois joueurs autour de lui et il est donc moins efficace.
Mikael Guider, joueur attachant et très sensible, blessé en début de saison alors qu’il démarrait sur de bonnes bases, a perdu la confiance nécessaire primordiale pour un buteur. Il est exigeant avec lui-même et se met une pression excessive. L’arrivée de sa petite fille, juste avant Noel, va le libérer et contribuer à le relancer, j’en suis convaincu !
Suite de l’entretien avec Pierre Mosca lundi 28 Décembre (photo de P. Mosca avec Victor Da Silva, entraineur adjt Fréjus /St Raphael)