En assistant à l’Assemblée Générale de la Ligue Amateur de Football ce dernier samedi à Paris, en tant qu’ « auditeur libre », j’étais curieux de savoir à quelle sauce allait être mangé les clubs amateurs du National, de la CFA, et surtout de la CFA2 ,qui nous concerne plus particulièrement aujourd’hui .A l’ordre du jour, la réforme des championnats dans un avenir plus ou moins proche. Qui dit réforme, dit angoisse ! Je n’y peux rien, c’est inscrit dans les gênes du peuple de France. Et qui dit angoisse, exprime le plus souvent opposition. Quelques infos et commentaires réprobateurs dans des gazettes, notamment dans l’Equipe, "la bible du Football", j’étais curieux de savoir en assistant à la grande messe. Histoire de constater les « méfaits » de la suppression de 50 clubs de l’Elite du football amateur.
En lisant, cette presse dite bien informée, je m’attendais à une montée lente et cruelle vers l’échafaud, et voir les têtes coupées rouler dans la sciure. Sursis prononcée ! Car si la réforme est en marche, elle n’est pas encore concrète, puisque c’est l’A .G de la FFF qui peut amender les textes existants. Donc, pas de panique immédiate, même si la tendance d’un « vote réflexion » sur la poursuite d’une transformation des championnats nationaux, a fourni à la LFA par l’intermédiaire de ses Ligues et Districts, un beau succès d’intention avec 88,7 % de pour et 11,3% de contre. Le groupe de travail mandaté à cet effet va donc poursuivre sa mission de consultations auprès des acteurs du ballon rond pour dégager la future pyramide du football.
Cette réforme-quand elle sera votée définitivement-aboutira normalement à un National de 20 clubs, un CFA (rebaptisé N1), comprenant 3 groupes de 18 formations au lieu de 4 aujourd’hui, et un CFA2 (appelé N2) de 6 groupes de 16 clubs au lieu de 8 groupes actuellement. L’objectif étant de resserrer et de revivifier l’élite amateur grâce à des aides plus conséquentes de la LFA pour les heureux élus. Mais qui seront ces heureux élus ? Ceux qui auront échappé au tamis du sportif (descente sur 3 ans), financier (renforcement des analyses comptables) et qualité (structure du club et infrastructures conformes au règlement).Le « club de demain » se verra gratifier d’une Licence Club, outil nécessaire pour valider tous les labels requis.
De quoi inquiéter un club comme le notre qui ne répond pas forcément à tous les critères demandés ? Non, si l’équipe dirigeante s’en donne les moyens avec l’appui des édiles locaux. Dans le football, comme ailleurs, il est avant tout question de conviction et de volonté. Notre équipe de CFA2 en tête du groupe E et qui vise sportivement la montée en CFA (futur N1) mérite notre respect et notre reconnaissance. A nous de ne pas la décevoir.
Jean-Louis MORIN
Vice-Président de l’Esupg
Responsable Communication